Antécédents philosophiques à l’Art comme moyen de connaissance personnelle

Les techniques expressives, comme la peinture, l’écriture, le mouvement, etc. aident à jouir et prendre contact avec un état de bien-être et à approfondir dans celui-ci, en apportant de la qualité de vie. Et non seulement cela, sinon qu’en plus elles développent la connaissance personnelle, la créativité et l’intuition.

Mais, comment cela se fait-il ? Comment l’art peut-il développer la connaissance personnelle ? Plusieurs spécialistes, lors des deux derniers siècles ont vu comment l’art peut nous aider à nous montrer et nous développer comme personnes.

J’aborderai quelques philosophes qui traitent surtout du besoin de symboliser de l’être humain et de donner un sens à la réalité qui nous entoure.

  • Par exemple, pour Cassirer (1874-1945), les symboles sont en avance sur la réalité du « Moi » et lui montrent le chemin en lui ouvrant la voie. Ceux-ci appuient le caractère universelle de la pensée, au-delà des singularités de chaque langue et culture. L’art est une forme symbolique, qui enferme une signification, de manière que la signification et la forme sont inséparables. Les formes symboliques sont des métaphores qui provoquent la pensée.L’art est pour Cassirer une forme symbolique et non une copie de la réalité. La forme symbolique représente une synthèse particulière synthèse entre un élément sensible et une signification, de manière que la signification n’existe pas malgré la forme symbolique, sinon qu’elle est elle même. Le symbole met la base du sens. Cette capacité symbolique de synthèse est le pouvoir de la métaphore. Les formes symboliques sont les formes de la pensée métaphorique. L’art comme modèle parfait de cette synthèse, est aussi un modèle de pensée métaphorique, et c’est pour cela que l’oeuvre d’art ne peut être remplacée par la philosophie.
  • Deleuze (1925-95) soutenait que l’art est une expérience ludique-esthétique qui permet une composition du chaos sans perdre les forces créatives de celui-ci, « l’art n’est jamais une fin, il est seulement un instrument pour tracer des lignes de vie » (Deleuze et Guaratti, 2000 p. 191). L’art entendu comme « instrument » qui donne la visibilité et met en mouvement les idées et les formes.
  • Pour Suzanne Langer (1895-1985), l’être humain a un besoin de base de symboliser, d’inventer des significations et d’investir de sens son propre monde. Ce qui est symbolique est fruit d’une conscience objectivante mais révélatrice et communicatrice, l’art est l’objectivation d’un patron purement expérientiel. L’art est un espace de symbolisation. La culture humaine, a travers de ses manifestations (art, religion, science…), a, pour chacune d’elles, son univers particulier symbolique, lequel doit être objet de recherche, selon Langer, par le philosophe. Elle s’est intéresser principalement sur l’univers symbolique de l’art, en le définissant comme « symbole présentationnel » ou « apparence », qui articule la vie émotionnelle de l’être humain.
  • Goodman (1906-98), lui, affirme que le monde est une construction symbolique et que dans l’art des fonctions de symbolisations opèrent. A partir de l’art, le sujet pour revoir sa représentation du monde et changer sa réalité. L’art permet une relation dialectique entre ce que nous savons et ce que nous percevons, entre l’appris et l’expérience, entre l’objet et le sujet, entre le réel et l’imaginaire, entre le ressenti et le vécu, entre la forme et les symboles.

Comment est-ce que je le conçois ?

Le concept « d’éducation artistique » que j’ai la volonté d’employer est l’expressionniste Car il promeut le développement de l’expression et la créativité à travers l’art.

Il s’est surtout développé après la Seconde Guerre Mondiale. Ce modèle insiste sur le fait que la personne s’exprime et reproduise « son monde intérieur » dans une création artistique. Je propose donc l’expression, un espace d’expérience et de création. Et aussi un espace de réflexion sur le propre processus et sur les images. En m’occupant de tout ce qui peut s’apprendre de manière collatérale avec l’art, qui constitue un véhicule d’auto-expression déclencheur de la pensée créative, ce qui serait une perspective plus contextualiste.

Bibliografía: la mediación artística, Ascensión Moreno González, Octaedro Editorial.

Disponible en: http://www.redalyc.org/articulo.oa?id=209014645009