Paysage intérieur de Raquel

Raquel assiste aux sessions hebdomadaires de Coaching & Art dans lesquelles j’emploie la technique que j’ai appris de Tiga.

Je lui ai demandé de partager son processus. Le texte original est en galicien et je l’ai traduits en français.

Trois tableaux à peindre, trois options.

Je les couvre de blanc, avec un peu de jaune, marquant bien le début d’un processus qui n’a pas encore fini.

Dans la palette, les couleurs primaires se mélangent dans mon imagination, je choisi les outils et je déplace la pâte acrylique au dm. Je fais des traits en jouant avec la peinture et le pinceau, une, deux et trois.

J’expérimente en m’adaptant à ce que je vois et ce que je fais. En respirant je danse avec mon esprit. Points et lignes, droites et courbes donnent lieu à des taches où je vois des figures qui veulent sortir, sauter du tableau et égayent le regard obscur comme un rayon de soleil d’hiver égayerait le jour.

Le premier, je la termine en plongeant dans un Carnaval et dans le second je suis un bateau dans une mer orageuse. Ils prennent forme jour après jour, de ma main, tandis que l’hiver passe.

Le troisième se maintient amorphe. Bleu, rouge et jaune, sur le tableau ne me disent rien. Ce sont des traits qui ne stimulent pas mon imagination, comme l’hiver nu et gris. Reina voit plus que moi et me donne la clef pour que je puisse voir.

Et je vois un ciel bleu, dans ce qui pour moi est la partie supérieure du tableau. Je mélange je bleu et le blanc et j’ai déjà le début d’un paysage, je tire du plaisir dans le ciel pendant que je vois le reste en parcelles. Avec le mélange du bleu et du jaune je fais la transition avec des arbres allongés qui unissent le ciel et le sol travaillé.

Parcelles, buissons et arbres apparaissent au milieu du tableau avec des couleurs vives. Rouges, jaunes et verts et autres couleurs qui naissent en teignant, par endroits, d’orange et de mauve ce qui est peint. La partie inférieure du tableau, je la vois bleue avec un peu de jaune, peut-être la mer, une rivière, une lagune et un ruisseau qui comme un chemin me mène jusqu’à là.

Mon paysage nait dans le ciel et , comme une rivière, descend rendant fertile le sol où croissent des arbres et ce qui est labouré attend l’été. Le printemps nait de ma main et débouche sur les eaux et les pierres dorées où je devine le soleil qui illumine mon tableau.

C’est un long parcours mais je suis satisfaite en fin. Processus terminé.