A propos du stress et sa gestion

Qu’est-ce que le stress ?

Les émotions, le stress et la douleur ont quelque chose en commun entre eux, ils se sentent de la même manière. Ils sont une réaction organique à des stimuli qui peuvent être intrinsèques ou extrinsèques, réels ou imaginaires. Le stress est une réponse automatique à une menace réelle ou imaginaire qui nous mobilise, l’émotion est une commotion organique à es impressions, à un processus subjectif et la douleur une expérience sensorielle et émotionnelle associée à une lésion réelle ou potentielle.

Les stimuli se produisent dans notre cerveau à travers de ce que nous percevons par nos sens. C’est-à-dire, à la base, nous représentons la réalité à travers de la vue, l’audition, le goût, l’odorat et le toucher.

La première mémoire que nous avons, quand nous sommes bébés, c’est celle qui se forme en réaction aux différentes sensations corporelles, l’empreinte somatique. Enfants, nous pleurons quand nous avons faim, froid, chaud, quand un bruit nous saisi, etc. Petit à petit nous traitons cette information émotionnellement, c’est-à-dire notre cerveau évalue émotionnellement les sensations corporelles et ensuite il les traite cognitivement, c’est-à-dire il donne une signification qui nous est propre, une signification intellectuelle. Ainsi, chaque être humain configure sa propre carte de la réalité. La forme dans laquelle nous représentons (pensons) le perçu a beaucoup d’importance dans notre langage, dans notre pensée et notre conduite.

Chaque personne souffre le stress à sa façon.

Et pourquoi le stress peut-il être un problème ?

Le terme « stress » étymologiquement vient du latinstrictus du verbestringere qui signifie qui provoque de la tension.

Selon Hans Seyle (endocrinologue hongrois) il y aurait 3 étapes à la formation du stress.

  1. La première étape, « alarme », est celle dans laquelle l’organisme met en fonctionnement des mécanismes qui donnent lieu à la sécrétion de quelques hormones, comme l’adrénaline, mais l’individu ne perçoit aucun symptôme, il ne sent pas la fatigue physique. Psychologiquement, un état d’excitation avec tendance à la fuite se produit. Un état qui peut se traduire dans un état d’âme spécialement optimiste.
  2. Le stimuli no disparait pas, le stress suit son cours et apparaissent des états d’une certaine irritabilité, tension, angoisse, insomnie, etc.
  3. Quelques ou plusieurs de ces symptômes sont le moyen par lesquels il se manifeste jusqu’à atteindre un état qui indique l’apparition de la dernière étape, « l’épuisement », qui peut mener jusqu’à la mort, par exemple par arrêt cardiaque.

Dans le processus de production de stress interviennent les différents facteurs, l’agression (stimulus), l’effort que réalise l’organisme pour se défendre et la réaction compensatoire.

Quelle est donc l’utilité du stress ?

Dans les conditions appropriées ( si nous sommes au milieu d’un incendie, une voiture va nous heurter ou un animal nous attaque), les changements provoqués par le stress s’avèrent adéquats car ils nous préparent de manière instantanée pour nous mettre en sécurité.

C’est aussi le « piment de la vie ».

Et ses inconvénients ?

Ce qui parfois peut nous sauver la vie peut aussi se convertir en notre ennemi s’il dure dans le temps. Pour beaucoup, la surcharge de travail, les pressions économiques, l’ambiance compétitive, etc sont des circonstances qui se perçoivent inconsciemment comme des menaces. Ceci les amène à réagir à la défensive, devenant irritables et souffrant les conséquences nocives surtout dans l’organisme : élévation de la pression sanguine, problèmes de digestion, insomnies, instabilité émotionnelle, manque de concentration, d’attention et de mémoire, etc.

Il existe plusieurs types de stress…

Il existe un « bon » stress, « l’eutress » et le mauvais stress le « distress ».

L’eutress se donne dans des situations stimulantes, motivantes, sources de bien-être et ses conséquences sont positives. Car il nous donne :

  • des réponses de protection
  • une diminution des situations difficiles qui demandent une prise de décision rapide

Le distress va en contradiction avec notre capacité d’adaptation, de réponse. Ses conséquences négatives sont :

  • une détérioration de notre santé
  • une diminution du rendement
  • les chose s’abordent de manière dysfonctionnelle

Comment pouvez-vous vous soigner si vous souffrez de stress ?

D’abord il est nécessaire d’apprendre à reconnaître quand vous sentez du stress. Beaucoup de fois les premiers signes sont les tensions dans le cou et épaules.

Ensuite il est important de choisir une des suivantes façons pour pouvoir le soutenir. Parfois la meilleure manière est d’éviter la situation ou la « chose » qui vous produit cette tension, mais ce n’est pas toujours possible… pour cela :

  • Il est bon d’avoir une échappatoire, par exemple faire de l’exercice physique, comme danser, faire du sport, peindre, etc.
  • Partager avec les amis le bon comme le mauvais.
  • Apprendre des techniques de relaxation, comme la méditation, le yoga ou le tai-chi par exemple.
  • Eviter l’usage de tranquillisants ou d’alcool.

Changer la manière à laquelle vous réagissez au stress est peut-être la meilleure manière. Pour cela se faire accompagner par un coach ou thérapeute peut aider.

  • D’abord reconnaissez les causes, les conditions qui vous produisent du stress.
  • Ensuite, vos caractéristiques personnelles, c’est-à-dire comment ces causes opèrent-elles en vous.
  • Troisièmement, reconnaissez les réponses, les réactions qu’il provoque en vous.
  • Dernièrement observez les conséquences de ces réactions.

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